Lundi 26 octobre 2009
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L'homme est sobre, trop sobre peut-être.
Il est sûrement meurtri mais
il ne laissera rien voir de son émotion, de ses sentiments.
Il dit sa conviction que la chose publique suppose le débat, la concertation préalable à la décision.
Il affirme que c'est le fondement de l'exercice démocratique du pouvoir.
Il dénonce l'autoritarisme, l'absence de dialogue, de concertation, la méthode Varese.
Il exhorte ses collègues à ne pas voter la délibération pour qu'enfin l'adhésion des élus précède la décision,
que la concertation devienne la norme.
A cet instant on oublierait presque qu'il est responsable de ce qu'il lui arrive.
Que depuis bientôt quinze ans il a travaillé, contribué à promouvoir celui qui vient de lire son arrêt de mort.
Que c'est son incapacité à identifier avant qu'il ne soit trop tard les défauts de son "ami" qui l'ont
mené là où il est ce soir.
L'instant est
solennel.
Il pourrait s'agir d'un drame shakespearien mais la contagion Varese l'a transformé en une farce grotesque.
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Par VIGILANCE
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